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POÉSIES

Alain Larchier dévoile ici ses poésies récentes. Des textes intimes et universels, où la sensibilité des mots explore l’amour, le temps et la vie. Une écriture sincère, élégante et profondément humaine.

La rubrique Poésies

J’AVAIS REVE…

J’avais rêvé pour toi d’un monde sans limite,
Un monde où je n’aurai que toi pour horizon,
D’un monde sans frontière, ni autre loi écrite
Et où t’aimer serait mon unique raison.

J’avais rêvé pour toi, d’un monde sans tristesse,
D’un monde où les épreuves ne pourraient nous briser;
D’un monde où ton sourire d’amour et de tendresse
Dans la nuit la plus noire pourrait tout éclairer.

J’avais rêvé pour toi d’un monde où le bonheur
Ne serait plus un mot, mais une destinée.
Un monde autour de nous, dont nous n’aurions plus peur,
Ni de ses imprévus, ni du fil des années.

J’avais rêvé pour toi d’un monde en transparence
Où plus rien entre nous ne resterait caché;
Un monde de certitude, de foi et de confiance
Où la vie serait vraie et les ombres effacées.

J’avais rêvé d’un monde… mais ce n’était qu’un rêve
Et le monde réel un jour m’a réveillé.
Le monde est ce qu’il est, avec ses joies trop brèves,
Le monde est ce qu’il est… sans toi pour le changer.

LE MUR

Tu as bâti un mur avec les jours sans nombre
Où tu n’étais pas là.
Il me cache le jour, et je maudis son ombre
Qui me sépare de toi.

Tu as bâti un mur pour fuir la souffrance
Qui te venait de moi.
Et plus que le tonnerre, le cri de ton silence
Me jette dans l’effroi.

Tu as bâti un mur, immense forteresse
Où je suis enfermé.
Mais je ne puis la fuir, j’y retombe sans cesse,
Toi seule es liberté.

Tu as bâti ce mur, mais pour l’anéantir
Suffit une parole
Pour que la nuit d’hiver qui ne veut plus finir
A tout jamais s’envole.

Et par delà ce mur, je pourrais retrouver
L’éclat de son sourire
Le feu de ton regard, qui me fera brûler,
Et l’écho de ton rire…

MON AMI

Vous êtes mon ami, vous êtes mon plus proche
Et le restez toujours, contre marées et vents.
Vous êtes le rempart auquel je m’accroche
Quand le chagrin m’enlise en ses sables mouvants.

Vous êtes mon ami, mais aussi mon complice,
Qui avez tout appris, année après année,
Mes amours et mes peines, mes vertus et mes vices…
Vous pouvez tout entendre et ne pas condamner.

Vous êtes mon ami, pour votre gentillesse,
Pour votre inépuisable disponibilité.
Vous qui savez allier l’humour à la tendresse,
Ignorer la colère et la méchanceté.

Mais vous ne savez pas ce que c’est de séduire.
Apprenez les audaces des mâles conquérants.
Faites vous désirer, faites moi tressaillir…
Vous êtes mon ami, vous serez mon amant.

PRINTEMPS

Quand l’hiver qui grisaille parait s’ensoleiller,
Et quand le vent glacé bouscule des mots d’espoir,
Quand le triste matin finit en joie le soir
     Parce que tu es là…
N’es-tu pas messagère d’un printemps réveillé?

Quand les jours sans amis, sans musique et sans rire
Deviennent tout à coup des fêtes imprévues,
Quand le temps qui traînait, soudain n’est plus perdu
     Parce que tu es là…
N’es-tu pas d’un printemps le tout premier sourire?

Quand le froid et la bise et le gel et la nuit
N’ont plus aucun pouvoir, et ne me font plus peur,
Quand le cœur de Janvier retrouve le chaleur
     Parce que tu es là…
N’es-tu pas la promesse d’un printemps refleuri?

SI TU M’AIMAIS

Si tu m’aimais un peu, je te dirais des mots,
Des mots de tous les jours, parmi les plus jolis,
Les plus fous, les plus gais, les plus doux, les moins sots,
Pour te redire la joie que tu sois mon amie.

Si tu m’aimais beaucoup, je t’en dirais sans cesse,
Bien plus beaux, mieux choisis dans le fond de mon cœur.
De ces mots de tendresse, de ces mots de bonheur
Pour qu’ils fassent de toi mon rêve et ma princesse.

Si tu m’aimais enfin, si tu m’aimais d’amour
Je chercherais les mots comme on cherche un trésor
Et je ne garderais pour te faire ma cour
Que les plus merveilleux, bien plus précieux que l’or.

De ces mots magiciens qui sauraient te toucher,
Ceux que tu attendrais, qui chasseraient ta peine,
Qui te feraient revivre, qui te feraient brûler,
Et qui feraient de toi beaucoup plus qu’une Reine.

Si tu m’aimais autant, tu pourrais me comprendre,
Sans l’alchimie des mots qui sauraient te charmer.
La douceur d’un regard, une caresse tendre…
Et les mots ne seraient que simples messagers.

Si tu m’aimais ainsi, les mots les plus extrêmes,
Les mots forgés pour toi, les mots les mieux venus,
Ne te diraient pas tout, ne t’en diraient pas plus…
Alors tout simplement, je te dirai… je t’aime

TU M’AVAIS DIT

Tu m’avais dit, le jour se lève,
Le soleil luit quand tu souris.
Tu m’avais dit: vivons un rêve
Qui ne sera jamais fini.

Tu m’avais dit qu’auprès de moi
Commencerait enfin la vie,
Et tu n’aurais pas d’autre loi
Que mes désirs ou mes envies.

Tu m’avais dit: le temps n’est plus
Quand tu me tiens entre tes bras,
Tu m’avais dit encore bien plus,
Mais tu mentais à chaque fois.

Tu m’as laissé, seul sur ma route,
Un beau matin, tu es partie.
Mais je revis, quoi qu’il m’en coûte,
Notre aventure est bien finie.

Tu m’as laissé, et je suis libre
Libre d’aimer encore une fois.
Mon cœur espère, mon âme vibre
Pour celle qui est près de moi.

Tu m’as laissé, mais je veux vivre
Une autre m’a donné sa foi,
Tu m’as laissé, mais je m’enivre
De cette aurore en qui je crois.

Je serais heureux de vous répondre